Santé et assurance emprunteur

Assurance de prêt et obésité : IMC, surprime et solutions

L’obésité peut être considérée comme un risque aggravé lors de la souscription d’une assurance de prêt. L’indice de masse corporelle sert souvent de premier repère, mais il ne résume pas le dossier. L’assureur peut aussi examiner la stabilité du poids, les traitements, la mobilité et les éventuelles complications métaboliques, cardiovasculaires ou respiratoires.

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  1. Comment l’IMC est-il calculé ?
  2. L’IMC détermine-t-il automatiquement la surprime ?
  3. Quand aucune information de santé ne peut-elle être demandée ?
  4. Quels documents peuvent être utiles ?
  5. Quelles réponses l’assureur peut-il apporter ?
  6. Comment intervient la convention AERAS ?
  7. Pourquoi les pathologies associées comptent-elles ?
  8. Comment réduire le coût ou limiter les exclusions ?
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Comment l’IMC est-il calculé ?

L’indice de masse corporelle se calcule ainsi :

IMC = poids en kilogrammes ÷ taille en mètres au carré

Pour une personne de 100 kg mesurant 1,75 m, l’IMC est d’environ 32,7. Cet indicateur permet de classer la corpulence à l’échelle d’une population, mais il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire et ne remplace pas une évaluation médicale individuelle.

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L’IMC détermine-t-il automatiquement la surprime ?

Non. Chaque assureur utilise ses propres grilles et peut tenir compte de facteurs supplémentaires. Deux personnes ayant le même IMC peuvent recevoir des réponses différentes si l’une présente un diabète, une hypertension ou une apnée du sommeil et l’autre non.

Il est donc imprudent d’annoncer un pourcentage de surprime universel. Seule une proposition contractuelle permet de connaître le tarif et les exclusions.

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Quand aucune information de santé ne peut-elle être demandée ?

Pour les crédits immobiliers concernés, le questionnaire et les examens médicaux sont interdits si la part assurée des encours ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le remboursement se termine avant le 60e anniversaire. Lorsque ces critères sont remplis, le poids, l’IMC et les pathologies associées n’ont pas à être déclarés.

Dans les autres cas, répondez avec des mesures exactes et récentes. Une sous-estimation intentionnelle du poids peut compromettre la couverture.

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Quels documents peuvent être utiles ?

  • poids, taille et évolution récente ;
  • compte rendu du médecin lorsqu’il est demandé ;
  • traitements et prise en charge nutritionnelle ou chirurgicale ;
  • bilan glycémique, tensionnel et lipidique ;
  • recherche ou suivi d’une apnée du sommeil ;
  • complications cardiovasculaires, articulaires ou respiratoires ;
  • hospitalisations et arrêts de travail prévus par le questionnaire.

Après une chirurgie bariatrique ou une perte de poids récente, l’assureur peut vouloir observer la stabilité et l’absence de complication avant de rendre une décision définitive.

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Quelles réponses l’assureur peut-il apporter ?

Le contrat peut être proposé au tarif standard, avec une surprime, avec une exclusion, après ajournement ou être refusé. La décision peut varier entre la garantie décès et les garanties d’incapacité ou d’invalidité.

Une exclusion doit être lue mot à mot. Vérifiez si elle vise seulement une affection existante ou un ensemble très large de complications liées au poids.

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Comment intervient la convention AERAS ?

Si le risque ne peut pas être assuré dans les conditions standard, la convention AERAS organise un examen approfondi des prêts qui remplissent ses critères. Elle ne garantit pas une offre, mais donne accès à plusieurs niveaux d’étude.

Consultez notre page sur l’assurance de prêt avec risque aggravé de santé pour connaître les seuils actuels, les droits et les recours.

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Pourquoi les pathologies associées comptent-elles ?

L’hypertension et le diabète sont étudiés séparément, puis replacés dans l’évaluation globale. Une obésité sans complication et stable ne présente pas le même profil qu’une situation associée à plusieurs atteintes d’organe.

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Comment réduire le coût ou limiter les exclusions ?

  1. Fournir un dossier récent et cohérent lorsque l’étude médicale est permise.
  2. Comparer plusieurs assureurs, car les grilles diffèrent.
  3. Analyser les garanties acceptées avant la seule surprime.
  4. Calculer le coût total sur la durée du crédit.
  5. Réexaminer le contrat après une évolution durable de la situation si les conditions le permettent.

La délégation permet de proposer à la banque une assurance externe équivalente. Le contrat choisi doit conserver le niveau de protection attendu pour l’assurance du prêt immobilier.